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orchestre-mtropolitain

Une ascension éblouissante

Fondé en 2013 par
Marie-Anne Rozankovic, cet ensemble de 45 musiciens est composé d’étudiants du secondaire, collégial et universitaire.
Avec la collaboration de :


Il y a des notes précises et à propos qui fortifient et qui élèvent l’âme. L’atmosphère était-elle naturellement propice à ces quelques heureuses dispositions? Le caractère principal d’une exécution triomphale doit être un sentiment surnaturel, une puissance d’ascension vers des sommets prodigieux, un entrainement commun et un vol irrésistible vers un ciel nouveau. C’est le but de tout arrangement musical et un habitacle classique de tout virtuose. Or, cette apothéose a-t-elle été atteinte? Les 35 musiciens et musiciennes, les 45 choristes et les trois solistes ont-ils réussi cette ascension?
Les deux œuvres de Schubert ont été réalisées lors de sa jeunesse et dans une période de grande créativité. De plus, il était amoureux, ce qui ajoute une effervescence et une saveur originale dans ces deux œuvres. 
C’est dans ce climat romantique et cette véritable résurrection que Schubert réalisa donc la Messe no 2 en sol majeur, D 167 et la Symphonie no 1 en ré majeur, D 82. L’orchestration est subtile et audacieuse. Elle peut aller autant dans la force que dans les menus détails toujours en cherchant une liberté dans les tons et les modulations. Il y a une texture riche et variée dans les deux œuvres.

L’azur de notre morale n’a pas été assombri par l’interprétation de la Messe no 2 en sol majeur, D 167. Ils ont su donner une fraicheur qui renouvèle n’importe quelle adhésion romantique. Des voix aux cordes intenses et annonciatrices de bonne fortune. Ensemble, ils ont formé un lieu commun et idyllique. Un chœur luminescent. Autour de nous de la poésie : la composition était sublime.
L’exécution de la pièce a été supérieure à nos attentes. La chorale collait directement aux paroles en y apportant des couleurs magnifiques et des agencements de structures musicales avec des richesses de sonorité captivantes.
Finalement, les chants ont été porteurs d’une joie foncièrement contagieuse. Les gens masquaient leur visage avec un sourire radieux. 

Les trois solistes nous ont éblouis avec leur voix cristalline et les aigus magnifiques et fluides. Leur expressivité également était fort agréable. En somme, ils nous ont donné une prestation si belle et si émouvante que nous étions convaincus de leur talent.
La Chef d’Orchestre a assuré une direction sure et inspirante pour tous les musiciennes, les musiciens, les chanteurs ainsi que pour nous le public. Intense, nuancée, vive, énergique, elle avait toutes les qualités auxquelles on s’attend d’une Chef. Quel bon choix comme Chef d’Orchestre!

Dans la Symphonie no 1 en ré majeur, D 82 de Schubert, on s’attendait à une texture harmonique claire et soutenue. Un aplomb dans l’Adagio du début et une fidélité dans l’Allégro de la fin.
Le tempo du début a été graduel, mais l’assurance des virtuoses commençait à s’affirmer et à devenir plus catégorique, décisive même! La vigueur des artistes a été appréciée. Tout était fabuleusement soutenu, la réponse des vents aux cordes et réciproquement donnait un ensemble caracolant et merveilleusement bien dirigé.
Bref, l’Adagio avec ses contrastes et ses hautes voltiges a été joué avec une gamme d’émotion très appréciable. Nous étions joyeux. Avec l’Andante, on a noté la perfection de l’échange mineur — majeur. Le rythme général des variations a été bien dicté. Très dynamique, on a eu droit à des thèmes légers et souriants dans un style Haydn et à de grands unissons de cordes mozartiens. Bravo!

Comme Schubert se dégageant de l’ombre de Beethoven, notre jeune relève musicale s’est admirablement illustrée. Ils nous ont annoncé le printemps. Les bornes de la pudeur ont été dépassées et l’apothéose a été atteinte. Mission accomplie! 
L’effort a éclaté au grand jour. Une absence des rideaux, une ovation sous le choc et un enthousiaste certain par la suite, des artistes saluant, une émotion indescriptible, intense, et les voilà reparties pour de nouvelles conquêtes.
Cette ardeur nouvelle et juvénile a fait vibrer nos artères et ce récital a libéré de nouvelles grandeurs. Viril et précis.
Ce qui a été remarquable dans tout ça, c’est que la création artistique n’a pas été étouffée par des impératifs techniques. Un miracle qui va se renouveler assurément. L’OSCM est sur la bonne voix et sur le bon ton.
Retentissant, la sonorité a évoqué un éventail de sentiments. Resplendissant la tonalité a évoqué nos plus beaux compliments. Merci!

Alain Royer

Tous droits réservés. Conservatoire de musique de la Montérégie.2019

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